{"id":437,"date":"2015-05-18T16:49:00","date_gmt":"2015-05-18T14:49:00","guid":{"rendered":"https:\/\/mbagnickdiop.com\/?p=437"},"modified":"2021-02-01T16:53:29","modified_gmt":"2021-02-01T15:53:29","slug":"senegal-patronat-mbagnick-diop-se-donner-les-moyens-de-lemergence","status":"publish","type":"post","link":"https:\/\/mbagnickdiop.com\/?p=437","title":{"rendered":"S\u00e9n\u00e9gal &#8211; Patronat &#8211; Mbagnick Diop : \u00ab\u00a0Se donner les moyens de l\u2019\u00e9mergence\u00a0\u00bb"},"content":{"rendered":"\n<p>INTERVIEW. D\u00e9sign\u00e9 \u00ab\u00a0personnalit\u00e9 la plus influente du S\u00e9n\u00e9gal en 2015\u00a0\u00bb, le pr\u00e9sident du MDES* confie sa vision de l&rsquo;Afrique et de ses d\u00e9fis.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Qui \u00eates-vous Mbagnick Diop ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Je suis un S\u00e9n\u00e9galais qui a v\u00e9cu longtemps en Europe, qui a fait ses \u00e9tudes au S\u00e9n\u00e9gal et qui est aujourd\u2019hui entrepreneur, pr\u00e9sident d\u2019une des principales organisations patronales du S\u00e9n\u00e9gal, pr\u00e9sident d\u2019un des plus grands groupes de communication au S\u00e9n\u00e9gal, conseiller de la R\u00e9publique et pr\u00e9sident de la Commission tourisme artisanat culture et sport. Je suis chevalier de l\u2019ordre national du M\u00e9rite, Citoyen d\u2019honneur de la ville de New York depuis 2005, Citoyen d\u2019honneur de la ville de Montr\u00e9al depuis 2008, et r\u00e9cemment distingu\u00e9 comme \u00ab\u00a0personnalit\u00e9 la plus influente du S\u00e9n\u00e9gal en 2015\u00a0\u00bb.<em>close<\/em><em>volume_off<\/em><\/p>\n\n\n\n<p><strong>Quelles sont vos passions ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>J\u2019en ai deux : la communication et l\u2019entrepreneuriat. La communication parce que j\u2019ai toujours eu le contact facile, et l\u2019entrepreneuriat parce que j\u2019ai toujours ador\u00e9 le business. D&rsquo;avoir fait la jonction des deux m\u2019a amen\u00e9 \u00e0 diriger deux entit\u00e9s, une dans la communication et une autre dans le business. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Est-il facile d&rsquo;entreprendre au S\u00e9n\u00e9gal aujourd&rsquo;hui ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Tout d\u00e9but est difficile. L\u2019Afrique est un continent particulier et le S\u00e9n\u00e9gal est un pays encore plus particulier. On n&rsquo;y aime pas trop les gens qui r\u00e9ussissent. Le succ\u00e8s d\u00e9range un peu contrairement \u00e0 ce qui se passe dans les grandes d\u00e9mocraties o\u00f9 l&rsquo;on v\u00e9n\u00e8re ceux qui r\u00e9ussissent. Seulement voil\u00e0, la vie a besoin d\u2019excellence, et lorsqu\u2019en Afrique vous commencez \u00e0 entreprendre, on ne vous encourage pas, au contraire, on vous d\u00e9courage. Et si vous tenez le coup, on essaie de voir comment vous casser. Et si vous r\u00e9sistez, on regarde comment vous briser. Il faut \u00eatre tenace. En Afrique, il faut \u00eatre pugnace, avoir de l\u2019ambition et avoir du courage, \u00eatre g\u00e9n\u00e9reux. La g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 compte \u00e9norm\u00e9ment. Aujourd\u2019hui, on a un continent o\u00f9 la paup\u00e9risation avance. Lorsque vous avez la chance de gravir les \u00e9chelons et d\u2019\u00eatre au sommet, il ne faut pas h\u00e9siter \u00e0 se retourner et tendre la main aux autres. Je pense donc que la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9 est primordiale. Pour moi, les clefs de la r\u00e9ussite r\u00e9sident dans une claire identification de la mission, dans la vision aussi, dans le courage et\u2026 la g\u00e9n\u00e9rosit\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>La notion de partage est-elle culturellement en train de dispara\u00eetre du Continent ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Au S\u00e9n\u00e9gal, l&rsquo;\u00e9volution est malheureusement n\u00e9gative. Il y a trente ans, cinquante ans, du temps de nos parents, on pouvait entrer dans une maison et \u00eatre servi. Cette \u00e9poque-l\u00e0 \u00e9tait plus g\u00e9n\u00e9reuse, plus solidaire. Aujourd&rsquo;hui, ce n&rsquo;est plus exactement la m\u00eame chose. Je pense que l\u2019Afrique a besoin d\u2019avoir des visionnaires comme il y a soixante ans avec les Senghor, Kwame Nkrumah\u2026 Aujourd\u2019hui, les Am\u00e9ricains, les Chinois, les Europ\u00e9ens, les ressortissants des \u00c9tats du Golfe se ruent vers l&rsquo;Afrique. Pourquoi ? Parce que l\u2019Afrique est \u00e0 construire. Nous, Africains, devons essayer de nous prendre en main. Regardez ce que les autres ont fait il y a soixante ans, quatre-vingts ans. Je pense \u00e0 l&rsquo;Europe. Il n&rsquo;y avait plus rien \u00e0 la suite de la Seconde Guerre mondiale. Il y a eu le plan Marshall. Regardez ce qu&rsquo;est devenue l&rsquo;Allemagne\u2026 Tout \u00e7a pour dire que nous avons besoin de vision pour construire une Afrique positive qui gagne, une Afrique qui soit conqu\u00e9rante. On devrait mettre en avant la nouvelle g\u00e9n\u00e9ration de d\u00e9cideurs et d\u2019entrepreneurs sortis des m\u00eames grandes \u00e9coles que les Europ\u00e9ens, les Am\u00e9ricains. On devrait \u00eatre fier de les soutenir et de les prendre comme mod\u00e8le.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>L&rsquo;\u00e9conomie africaine a une caract\u00e9ristique forte. L&rsquo;existence d&rsquo;un important secteur informel. Quelle analyse faites-vous de cette r\u00e9alit\u00e9 ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>En Afrique, nos \u00e9conomies sont informelles \u00e0 70 %, voire 80 %. Aujourd\u2019hui, l&rsquo;informel est en train d&rsquo;\u00eatre r\u00e9organis\u00e9. Au niveau du mouvement patronal que je pr\u00e9side au S\u00e9n\u00e9gal, le MDES, j\u2019ai cr\u00e9e depuis sept-huit ans un programme baptis\u00e9 Fifo. De quoi s&rsquo;agit-il ? C&rsquo;est en fait la formalisation de l\u2019informel. Particularit\u00e9 : la th\u00e9matique est comptable. De fait, aujourd&rsquo;hui, j&rsquo;explique \u00e0 ceux qui sont dans l&rsquo;informel que ce n&rsquo;est pas parce qu&rsquo;ils passent dans le formel qu&rsquo;ils vont payer plus d&rsquo;imp\u00f4ts. L&rsquo;objectif est juste de s&rsquo;identifier. Ce qu&rsquo;il faut savoir, c&rsquo;est qu&rsquo;il y a plusieurs possibilit\u00e9s de faire payer des imp\u00f4ts. Au fond, c&rsquo;est juste une question de communication. Il faut savoir que l\u2019informel pense qu\u2019en faisant son business sans rien d\u00e9clarer et sans se faire conna\u00eetre, il est tranquille, mais il y a un manque quelque part. La v\u00e9rit\u00e9, c&rsquo;est qu&rsquo;il est beaucoup plus en s\u00e9curit\u00e9 lorsqu\u2019il est dans le formel. Je dis cela parce que beaucoup d\u2019acteurs qui sont dans l\u2019informel n\u2019ont pas \u00e9t\u00e9 \u00e0 l\u2019\u00e9cole. Ils sont quasi-analphab\u00e8tes, mais ma\u00eetrisent le business. Une raison de plus de les \u00ab\u00a0formaliser\u00a0\u00bb justement. Parce qu\u2019aujourd\u2019hui, ils sont le moteur de la croissance et de l\u2019\u00e9conomie. C&rsquo;est le cas au S\u00e9n\u00e9gal, \u00e7a l&rsquo;est aussi dans un grand nombre de pays africains. La n\u00e9cessit\u00e9 de prendre en compte les pr\u00e9occupations de l&rsquo;informel s&rsquo;impose, car il est un vecteur de d\u00e9veloppement. Au S\u00e9n\u00e9gal, \u00e0 travers notre organisation patronale, nous avons r\u00e9ussi \u00e0 cr\u00e9er cette dynamique gr\u00e2ce \u00e0 un message fort. R\u00e9sultat : le secteur informel est pris en compte autant par nos gouvernants que par le secteur priv\u00e9.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Il y a une autre r\u00e9alit\u00e9 : les entreprises locales du secteur priv\u00e9 sont fortement concurrenc\u00e9es par des structures internationales. Que faire ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Il faut soutenir le secteur priv\u00e9. Dans les grandes d\u00e9mocraties, il a permis de faire la diff\u00e9rence. L&rsquo;Afrique n&rsquo;\u00e9mergera pas si le secteur priv\u00e9 est laiss\u00e9 en rade. Aujourd\u2019hui, les investisseurs europ\u00e9ens, am\u00e9ricains, chinois et du Golfe viennent sur des projets de 300, 400, 500 milliards de francs CFA. Ils ont souvent avec eux les sommes. Du coup, nos gouvernants leur donnent les march\u00e9s sur un plateau. Cela pose probl\u00e8me, car il serait aussi int\u00e9ressant de les obliger, par le biais d&rsquo;un cahier des charges, \u00e0 travailler avec un minimum de 20 % \u00e0 30 % d\u2019employ\u00e9s locaux sur ces projets. C\u2019est important, car cela va aider \u00e0 cr\u00e9er des PME de sous-traitance. C&rsquo;est utile pour la cr\u00e9ation d&#8217;emplois, mais aussi de valeur ajout\u00e9e. Si cela n&rsquo;est pas fait, ce sont les entreprises \u00e9trang\u00e8res, et elles seules, qui gagnent de l&rsquo;argent. Ce qui est dramatique pour l&rsquo;Afrique. Nos gouvernements doivent absolument int\u00e9grer le fait que lorsque le secteur priv\u00e9 est fort, il g\u00e9n\u00e8re de la richesse et forge la croissance. Pour ce faire, il doit \u00eatre soutenu au travers de garde-fous clairement identifi\u00e9s. &nbsp;<\/p>\n\n\n\n<p><strong>On parle beaucoup d&rsquo;\u00e9mergence \u00e0 propos de l&rsquo;Afrique. R\u00e9alit\u00e9 ou fiction ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>Non, ce n\u2019est pas une fiction, mais il faut se donner les moyens de l\u2019\u00e9mergence que d&rsquo;aucuns pr\u00e9voient dans 20 ou 30 ans. En s&rsquo;appuyant sur le secteur priv\u00e9, on p\u00e9rennise les plans d&rsquo;\u00e9mergence, car, contrairement aux r\u00e9gimes qui passent, le secteur priv\u00e9 reste et est constant. Ces plans doivent s&rsquo;accompagner de mesures propres \u00e0 cr\u00e9er un environnement propice \u00e0 l\u2019investissement et \u00e0 la cr\u00e9ation d&#8217;emplois, notamment pour les jeunes de nos pays.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Vous parlez des jeunes. Quid de la formation des jeunes en Afrique ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un sujet qui me touche personnellement, car j\u2019organise depuis quatre ans le Forum du premier emploi. Celui-ci est destin\u00e9 \u00e0 des centaines de milliers de jeunes qui sont surdipl\u00f4m\u00e9s, de Bac + 2 \u00e0 Bac + 10, mais qui n\u2019ont jamais obtenu d&#8217;emploi. Cela dit, \u00e7a commence \u00e0 changer, car, avant, les formations n\u2019\u00e9taient pas adapt\u00e9es aux besoins des entreprises. Ce qui n&rsquo;est plus tout \u00e0 fait le cas maintenant. J\u2019ai une base de donn\u00e9es de presque 100 000 CV qui renseignent sur les fili\u00e8res dans lesquelles les jeunes sont dipl\u00f4m\u00e9s. Vous avez la sociologie, les sciences \u00e9conomiques, l&rsquo;histoire\u2026 Et la question qui vous vient \u00e0 l&rsquo;esprit : mais o\u00f9 allez-vous les employer. Cela conduit \u00e0 se dire qu&rsquo;il y a quelque chose \u00e0 faire dans tout ce qui est d\u00e9veloppement durable, \u00e9conomie verte, TIC\u2026 Les pouvoirs publics ont une grande responsabilit\u00e9 dans cette r\u00e9alit\u00e9, car ils ont laiss\u00e9 les jeunes aller \u00e0 l&rsquo;universit\u00e9 sans aucune perspective pratique. Diff\u00e9rent du syst\u00e8me acad\u00e9mique fran\u00e7ais, il y a le syst\u00e8me allemand. Cela fait presque vingt-cinq ans que je dis de regarder de ce c\u00f4t\u00e9. En Allemagne, apr\u00e8s le BEPC, on vous oriente en centre de formation. Au bout de deux ou trois ans, vous sortez avec un m\u00e9tier. Aux USA, c\u2019est pareil. Apr\u00e8s le Bac et deux \u00e0 trois ans de formation, vous pouvez aller dans n\u2019importe quelle entreprise parce que vous avez un m\u00e9tier. Malheureusement, en Afrique, vous avez des \u00e9tudes classiques : licence puis master, et au bout de sept ans, vous sortez, mais aucune entreprise ne veut de vous parce que votre formation ne correspond en rien aux besoins r\u00e9els des entreprises. Heureusement, il y a de plus en plus une \u00e9volution positive qui adapte mieux les profils aux besoins des entreprises. C&rsquo;est important, car c&rsquo;est une bombe sociale \u00e0 retardement que d&rsquo;engranger des milliers de jeunes dipl\u00f4m\u00e9s sans emploi. Cela me bouleverse quand je pense au S\u00e9n\u00e9gal o\u00f9, entre ce que l&rsquo;\u00c9tat et le secteur priv\u00e9 proposent, il y a en tout et pour tout 35 000 emplois, alors qu&rsquo;il y a 200 000 jeunes qui arrivent sur le march\u00e9 de l\u2019emploi chaque ann\u00e9e, sans compter les 165 000 qui \u00e9taient de la vague d&rsquo;avant. Autant le dire clairement : en plus du social et de l&rsquo;\u00e9conomique, l&rsquo;un des probl\u00e8mes cruciaux de l&rsquo;Afrique est la formation.<\/p>\n\n\n\n<p><strong>Peut-on raisonnablement dire que l&rsquo;avenir de l&rsquo;Afrique pourra mieux se conjuguer avec un panafricanisme \u00e9conomique ?<\/strong><\/p>\n\n\n\n<p>C\u2019est un r\u00eave, mais il faut toujours r\u00eaver dans la vie. Peut-\u00eatre qu&rsquo;un&nbsp; jour, le panafricanisme, qu\u2019il soit \u00e9conomique ou autre, deviendra une r\u00e9alit\u00e9. M\u00eame si nous ne sommes plus l\u00e0 pour le voir, je le souhaite pour nos enfants.<\/p>\n\n\n\n<p>* MDES : Mouvement des entreprises du S\u00e9n\u00e9gal<\/p>\n\n\n\n<p><em>Propos recueillis par\u00a0<\/em><a href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/journalistes-du-point\/malick-diawara\">Malick Diawara<\/a> \/ <a href=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/economie\/senegal-patronat-mbagnick-diop-se-donner-les-moyens-de-l-emergence-18-05-2015-1929302_28.php#\" data-type=\"URL\" data-id=\"https:\/\/www.lepoint.fr\/economie\/senegal-patronat-mbagnick-diop-se-donner-les-moyens-de-l-emergence-18-05-2015-1929302_28.php#\">lepoint.fr <\/a><\/p>\n","protected":false},"excerpt":{"rendered":"<p>INTERVIEW. D\u00e9sign\u00e9 \u00ab\u00a0personnalit\u00e9 la plus influente du S\u00e9n\u00e9gal en 2015\u00a0\u00bb, le pr\u00e9sident du MDES* confie sa vision de l&rsquo;Afrique et de ses d\u00e9fis. Qui \u00eates-vous Mbagnick Diop ? 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